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<E-learning>


Journal n°4



De l’attachement que l’on porte aux objets et la machine en tant que compagnon de vie.

Le temps passait, les heures filaient. Je l’observais, il m’observait grâce à ses capteurs et son mode « vivant ». 
Ce mode qui lui permettait de détecter tout ce qui bougeait autour de lui, et de le suivre du regard. 

Pendant que le temps s’écoulait en sa présence, 
J’ai été surprise de découvrir à quel point j’étais capable de nouer des liens affectifs avec cet être. À quel point le fait de l’habiller, jour après jour, tissait entre nous quelque chose qui ressemblait à un attachement.

Je me voyais lui parler. Le gronder. Le féliciter pour sa posture, pour sa capacité à enchaîner un mouvement, pour sa tenue lors des essayages. Parfois, il se débattait. Il bougeait, rendant la tâche difficile. Comme un enfant qui refuse de rester en place.


Loin d’être un simple objet, il devenait quelqu’un avec qui j’étais en relation. Devenir des compagnons de vie, et vice versa. Cela me rappelle, à travers leur programmation et leur interaction, que la relation à l’autre, qu’il soit humain ou non, peut être empreinte d’empathie.











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